Montant de la subvention : 90 400 $
Chercheur principal : Philippe Fournier, Ph.D.
Établissement : Université Laval, CIRRIS Research Center (Interdisciplinary Centre for Research in Rehabilitation and Social Integration)
Cochercheur : Christine Turgeon, Ph.D. Université Laval, Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (Cirris)
Collaborateurs : François Bergeron, Ph.D Université Laval, Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (Cirris), Guillaume T. Vallet, Ph.D. Université du Québec à Trois-Rivières, Centre de recherche CRIUGM, Jeanne Choquette Présidente, Audition Québec, Nicolas Rouleau, M.Sc. (Audiologie) Audiologiste, Programme d’implants cochléaires, CHU de Québec, Anne-Marie Vincent Responsable du programme sur les troubles de l’audition (0 à 17 ans) et les implants cochléaires (tous âges), CHU de Québec, Arnaud J. Noreña, Ph.D. Centre national de la recherche scientifique (CNRS ), Université d’Aix-Marseille, Nicolas Detroy, candidat au doctorat Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Université d’Aix-Marseille, Pierre H. Bourez, candidat au doctorat Université Laval, Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (Cirris), Sandra Fortin, candidate au doctorat Université Laval, Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (Cirris)
Résumé du projet :
Le bruit se classe au deuxième rang des sources de pollution environnementale qui nuisent à la santé. Il est associé à la fatigue, au stress, à l’irritabilité, aux troubles du sommeil et à la difficulté à se concentrer. Les personnes qui présentent des troubles auditifs tels que les acouphènes, l’hyperacousie (sensibilité accrue aux sons forts) ou la perte auditive sont particulièrement vulnérables aux effets négatifs du bruit. Même les personnes qui utilisent des prothèses auditives ou des implants cochléaires pour compenser leur perte auditive signalent souvent une gêne importante liée au bruit, en particulier durant la période initiale d’utilisation de l’appareil. Dans le cadre de ce projet, deux méthodes récemment mises au point et validées seront utilisées pour évaluer la sensibilité au bruit chez les nouveaux utilisateurs de prothèses auditives et d’implants cochléaires.
Ces méthodes ont été testées à l’origine sur des personnes qui présentaient de l’hyperacousie, une condition caractérisée par une sensibilité extrême aux sons. La première méthode consiste à présenter de brefs extraits de sons naturels à divers volumes et à demander aux participants d’évaluer à quel point les sons sont agréables et forts. La seconde méthode consiste à placer les participants dans un cercle de haut-parleurs et à leur demander de lire pendant qu’un environnement sonore (p. ex., le bruit d’un café ou les conversations d’une foule) est progressivement amplifié. Les chercheurs déterminent ensuite le niveau sonore à partir duquel le participant ne peut plus se concentrer (seuil de gêne) et celui à partir duquel le son devient trop fort pour être toléré (seuil d’inconfort). Au cours de l’étude, les participants seront évalués avant le premier essayage de leur appareil, un peu après l’utilisation, puis à nouveau après six mois d’utilisation. Le but de cette recherche consiste à mieux comprendre comment les utilisateurs de prothèses auditives et d’implants cochléaires s’adaptent au bruit. Elle pourrait permettre d’améliorer les stratégies de rééducation qui valident les expériences des patients et optimisent l’utilisation des appareils dans les environnements bruyants.
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